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Le pacte des Loups

Le pacte des LoupsEn 1766, le Gevaudan (l’actuelle Lozère) est terrorisé par une bête qui tue des innocents. Alors que la France entière se fait echo de cette histoire, Paris envoie Grégoire de Fronsac, afin d’identifier la bête et de la ramener, le cas échéant.

Des loups très attendus

On attendait Christophe Gans au tournant… bénéficiant d’un très gros budget (il faudra 6 millions de spectateurs pour être rentable) et d’un raz de marée médiatique, « Le Pacte des loups » est sans aucun doute un des gros événements cinématographiques hexagonaux.
On ne peut que s’enthousiasmer de voir que des risques soient pris surtout quand le resultat s’annonce plutot original : un film d’époque, avec une histoire peu connue et des acteurs montants.

Quand Louis XV rencontre Matrix

Christophe Gans l’avait annoncé, il voulait faire un film d’époque moderne; ce passionné du cinéma ne s’est donc pas gêné et s’est fait vraiment plaisir. Il mêle ainsi beaucoup de genres différents avec une certaine maestria et une image très très léchée. Les effets très ‘à la mode’ sont (un peu trop) présents : ralenti-acceléré s’enchaînent très fréquemment. Ces effets peuvent choquer dans un film d’époque, mais une fois dedans, ça passe à peu près. Les enchaînements entre les scènes sont, eux, très souvent réussis.

Mélangeant donc mythologie, baston, action, aventure, le pacte est très marqué visuellement. De très belles images défilent donc pendant plus de 2h20. Encore une fois, le mélange des genres va sans doute en choquer. Mais tout est fait dans l’esprit et avec une bonne volonté flagrante. L’abus de combat « Matrix » est sans doute condamnable, mais le plaisir est bien au rendez-vous. L’impasse sera donc faite, notamment sur le dernier combat, plus proche d’un Mortal Kombat que du reste du long métrage.

Le casting, plutôt impressionnant s’avère totalement à propos. Samuel Le Bihan (Jet Set, Total Western) confirme le bien que l’on pensait de lui. Le couple Vincent Cassel et Monica Bellucci est fidèle à lui même. La meilleure surprise vient de Emilie Dequenne très à l’aise en bourgeoise provinciale. Enfin, le rôle de l’indien, Mani, est subtilement interprété par Mark Dacascos.

Tous ces personnages sont mêlés à une histoire plutôt complexe et qui aborde beaucoup de sujets (pas toujours assez en profondeur) mais qui reste toujours autour de cette bête, personnage central du film que l’on n’appercoit finalement que très peu.

Le pacte des loups ne va donc pas plaire à tout le monde. Il possède malgré tout de nombreuses qualités, autant du point de vue de la mise en scène très spectaculaire, que de l’histoire, mais le mélange des genres peut faire un peu desordre.
Les amateurs prendront le plaisir là où il est. Et il est bel et bien présent dans ce « Pacte des loups », qui sera un incontournable de ce début d’année.

1764 , un chevalier naturaliste accompagné d’un indien expert en arts martiaux est envoyé par la cour de Versailles pour tenter de découvrir et de ramener la créature qui sème la terreur dans le territoire du Gévaudan . Mais les dangers qu’ils rencontreront ne proviendront pas de la seule bête.

Christophe Gans a tenté un pari osé en faisant rencontrer deux univers que tout oppose : le film historique français traditionnel et la machinerie moderne hollywoodienne avec son cortège d’effets spéciaux et ses travers habituels. Mais le résultat est assez mitigé ! Pendant une grande partie du film on apprécie le mélange des genres car aucune véritable exagération n’a lieu ni dans le jeu des acteurs , ni dans la mise en scène.
Les dialogues et les situations sont souvent drôles – la simple apparition de Jean Yann suffit à faire sourire- et les effets spéciaux servent parfaitement l’action , sans trop en faire : vues et paysages magnifiques avec une utilisation de ralentis et d’accélérations pertinents et efficaces.

Pourtant curieusement on a le sentiment qu’il manque quelque chose et que le film ne décolle pas jusqu’à la dernière partie où tout sombre dans le grotesque ! L’action commence à primer l’intrigue , les dialogues deviennent plats voire ridicules (« tout fantôme que tu es , je te couperai en deux !») et les personnages totalement parodiques : l’indien décide de s’habiller en indien -avant que le héros n’en fasse de même !- pour traquer la bête ,sans oublier de se maquiller et de dénouer ses cheveux devant une caméra subjuguée (sans doute parce qu’il le vaut bien !).

Les emprunts scéniques ne sont pas que publicitaires car on perçoit des références aux plus mauvais films de série B : Mortal Kombat pour les bagarres et les armes, Relic pour la créature ; mais aussi à des films de qualité comme Brave Heart (Mel Gibson a t-il son nom au générique ?), Titanic (mais cette fois ce n’est pas le bateau qui coule ) ou même Roméo et Juliette (décidemment Di Caprio est la vraie star de ce film !). Un mélange des genres particulièrement mal venu mais non voulu cette fois.

Ce film à l’excellent casting (Vincent Cassel , Jean Yann ,Monica Bellucci , Mark Dacascos.), et dans son ensemble agréable à suivre, est néanmoins véritablement gâché par la tournure qu’il prend dans sa longue dernière ligne droite, et à la vue de l’attente qu’il suscitait , c’est impardonnable.

Il y a des films que l’on a spontanément envie d’aimer, dont on attend avec impatience les premières images. Le Pacte des Loups fait partie de ceux-là. Il s’agit tout de même du grand retour du cinéma français : le film dispose d’un casting impeccable (Samuel Le Bihan, Vincent Cassel,Monica Bellucci et Mark Dacascos) qui est plongé dans des paysages d’une envoûtante beauté et il nous éblouit par des effets spéciaux derniers cris. En clair, le film réunit toutes les clés de la réussite et le réalisateur, Christophe Gans, semble parfaitement maîtriser son sujet.

Cependant, quelque chose cloche dans l’affaire. Le scénario est riche, trop riche même. Malgré les nombreuses idées, le film tend a devenir tortueux et on se perd un peu dans le déroulement de l’épopée de Grégoire de Fronsac (S.Le Bihan) et de son fidèle Indien Mani (M.Dacascos) venus au pays du Gévaudan sur demande du roi Louis XV pour traquer la bête – un gros loup dit-on – qui dévaste le pays. Ensuite, Le Pacte Des Loups est marqué par le mélange des genres. On se trouve au XVIIIème siècle dans la campagne française avec les costumes d’époque, le savoir parler… et puis on bascule dans le style fantastique rythmé par des effets spéciaux du genre “en veux-tu ? en voilà !”, des ralentis sur toutes les scènes de combat trop répétés et qui lassent un poil. Puis, le fait qu’un indien iroquois pratiquant les arts martiaux à cette époque laisse un peu perplexe mais… le film prend toute sa grandeur dans l’ensemble.

Enfin, on est émerveillé par la façon de filmer qui nous immerge totalement dans le récit et par des images d’une esthétique frappante. Les acteurs interprètent leur rôle avec beaucoup de sincérité et d’efficacité. Je retiendrai surtout le rôle de Mani qui est à la fois guerrier et sorcier, mais qui possède l’esprit sage de l’indien et sert de trait d’union entre le côté rationnel de De Fronsac et la superstition que représente la bête du Gévaudan. Un grand moment de cinéma…

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