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Panic Room

Panic RoomMeg et sa fille Sarah, viennent d’emmenager dans un énorme appartement en plein New York. Au milieu de cet apartement se trouve une chambre blindée, sorte de coffre fort a dimension humaine.
Dès la première nuit, 3 hommes rentrent par effraction chez elles et tentent de fracturer le coffre alors qu’elles sont à l’intérieur.

Avec un passé de réalisateur de clips, Fincher ne s’était pas attiré la sympathie de tous le monde avec ses premiers films, son passé ne l’aidant pas. Pourtant, force est de constater qu’il fait parti des réalisateurs les plus étonnants de la fin des années 90, puisqu’il nous assène un thriller au style inimitable (Se7en) et nous cloue par terre avec un pamphlet sociologique ultra musclé (Fight Club). Pour le coup, on attend le réalisateur au tournant, tant il nous a surpris et enthousiasmé.

A travers cette sorte de figure imposée hollywoodienne, Fincher s’en sort plutôt bien. La gestion de l’espace et la photo rappellent parfaitement l’ambiance de ces précédents films. L’image suintante et la photographie sombre font penser à ‘Fight Club’ (on se souvient des plans de la maison notamment, même si les couleurs sont ici plus froides) et nous mettent parfaitement dans la situation de Jodie Foster qui arrive dans son nouvel appartement et qui perd ses repères.

Le scénario part sur une idée saugrenue de pièce coffre fort, qui finalement a toujours été un fantasme américain. Ce genre de caverne anti atomique nous étonne ici par son placement dans un appartement en pleine ville et va devenir, comme son titre l’indique, le lieu central du film.
Evidemment, Fincher se retrouve parfois un peu bloqué mais s’en tire généralement très bien. Le scénario de Koepp (a qui on doit, entre autres, ‘Hypnose’, ‘Snake Eyes’ et ‘Spider Man’) joue sur des cordes un peu usées, mais les nombreuses astuces font passer la pillule sans soucis.
Un travail facilité par un binome efficace interprété par Jodie Foster (qui continue son rôle de femme forte) et Forest Withaker (excellent, comme d’habitude).
Ce thriller nous offre ainsi de bons passages et une réalisation de premier ordre, même si le choc est moins grand que pour les films sus-cités.

Les craintes que l’on pouvait attendre d’un tel scénario se sont malheureusement révélées fondées. L’idée de départ apparaît très vite trop simpliste pou offrir de véritables sensations fortes au spectateur : la mère et la fille enfermées dans une pièce blindée d’un côté, les méchants particulièrement grotesques faisant les 100 pas à l’extérieur, et pas grand chose de plus… On est bien loin des scénarios à rebondissements auquel nous avez habitué Fincher.

Le réalisateur nous offre bien quelques travellings amusants, mais c’est bien insuffisant pour nous faire oublier les conversations sans intérêt des trois cambrioleurs (dont l’un, particulièrement irritant, aurait mieux fait de jouer dans « Maman, j’ai raté l’avion »). Le scénario fait d’ailleurs preuve d’un manque total de réalisme tant du point des scènes d’action que du maigre scénario et l’un des principaux défauts de « Panic Room » est bel et bien de proposer une histoire au service des scènes de tension et non l’inverse. Au point que cela en devient presque risible tant les procédés utilisés pour générer cette tension (lorsqu’il ne s’agit pas de pure violence) sont convenus et prévisibles.

Alors pour passer le temps, on se concentre sur la jolie photographie du film qui met particulièrement bien en valeur la résidence. Les personnages semblent errer dans cette immense maison comme des souris prises au piège, ce qui créée un joli contraste avec le sentiment de claustrophobie qu’inspire le refuge blindé.

Mais le scénario sous-emploie malheureusement considérablement le potentiel de ce manoir qui aurait dû réserver davantage de surprises. Les scènes d’action, elles, se suivent et se ressemblent, et on finit par trouver le temps long…

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