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People – Jet Set 2

People - Jet Set 2A Paris, la guerre des organisateurs de soirées Jet Set fait rage et Charles de Poulignac semble avoir perdu une bataille. Totalement has been, il tente de revenir dans la partie en allant à Ibiza et en rencontrant la nouvelle icone des soirées branchées : John-John !

Après le succès populaire de ‘Jet Set’, Fabien Onteniente remet le couvert dans cette suite très légère surfant sur la sympathie du casting, notamment de José Garcia.
Du beau monde, il y en a certainement, mais malheureusement, on voit bien vite que le casting est très mal utilisé.

Dans cette suite, on perd donc le pétillant Lambert Wilson (ou presque) pour récupérer un Ruppert Everett vieilli et fatigué. José Garcia en tata circoncise sauve un peu la baraque, mais là où le bas blesse, c’est sur l’écriture et le rythme général.
On sourit de temps à autres, grâce à Garcia ou à Seimoun, mais les petites scènes manquent d’union et l’idée de base s’essoufle très rapidement.

Situé à Ibiza, ce second opus tranche donc avec le premier qui traitait de la jet set parisienne et luxueuse. C’est donc autour de John-John à Ibiza, dans un environnement très décadent que va se dérouler les aventures de Poulignac.
Une bonne excuse pour découvrir l’ambiance très festive d’Ibiza, entre deux gags mal écrits.

Plutôt cheap, mal filmé et pas vraiment inspiré, ‘People’ sauve les apparences grâce à un casting qui inspire la sympathie. C’est en tout cas insuffisant pour une comédie loin d’être fine qui aurait gagné à proposer un script plus travaillé. Un travail bâclé qui sera interprêté comme un manque de respect pour le spectateur.

The Patriot

The PatriotAnnées 1770, les Etats-Unis, alors dirigés par les anglais sont à la recherche de leur indépendance. Benjamin, l’un des soldats les plus connus, veut éviter une guerre qui sera décidée malgré tout. Contre sa volonté, son fils s’engage. Il reprend donc les armes pour être à ses côtés.

Avec un titre pareil, on pouvait s’attendre au pire d’americanisme primaire et de clichés, surtout quand on sait que le réalisateur est aussi celui de « Independence day ». On aura notre compte, mais ce n’est pas le principal reproche à faire à ce film.

En effet, de nombreux points bloquent dans ce film. Le culte du héros soldat n’avait pas été peint d’une telle façon depuis pas mal d’années. Gabriel, le fils de Benjamin est exactement le profil type du soldat sans peur, qui combat pour la cause jusqu’au bout, propre sur lui. Un personnage vraiment degrossi à la hache qui avoue le penchant du réalisateur pour ce type de héros qui, à notre époque, n’est plus trop au goût du jour. Cette vision vraiment rétrograde commence déjà à plomber le film.

Mel Gibson, dans un rôle plus ou moins proche de celui de W. Wallace dans Braveheart, nous la joue le soldat habile et malin. Il se démerde pas trop mal et c’est un des bons éléments du film. Son charisme et sa voix font de lui le leader que l’on connait. Mais on pourra critiquer son omniprésence dans une telle histoire. R. Emmerich nous résume une guerre de cette importance à son personnage de Benjamin. Même s’il est important, on a vraiment l’impression qu’il a retourné à lui tout seul le royaume britannique. Une véritable invraisemblance.

Ce défaut de résumer une guerre à un duel, fait que la vision est d’une partialité terrible. Tous les Américains sont gentils et ont un grand coeur, alors que les anglais sont d’odieux tortionnaires mesquins et cruels. Encore une fois, on retrouve un peu ce que l’on voyait dans Braveheart, mais ce film revêtait alors un coté « légendaire » qui pouvait légitimer ce type de vision. « Patriot » est plus proche de nous, et une telle histoire aurait été plus intéressante avec un peu moins de parti pris.

On a bien sûr droit à de belles scènes de guerre assez bien orchestrées mais assez peu communicative. On ne ressent pas vraiment les horreurs de la guerre, malgré pas mal d’image assez dures.

On est donc un peu déçu de ce long métrage. Patriot ne tient pas ces promesses car bourré maladresses et de details grossiers (un drapeau français bleu-blanc-rouge avec des fleurs de lys avant 1789, ça me parait bizarre). Malgré quelques scènes intéressantes, les longueurs sont indigestes et le récit est pénible.

L’auteur de « Godzilla » et « Independence Day » qui nous veut nous donner un cours d’histoire, ca ne pouvait être qu’un ratage. Cette « reconstitution historique » a bien peu de qualités. Elle ne fait preuve d’aucune originalité et multiplie les effets faciles (et horripilants). On est loin, très loin d’un bon film.

Concentrons-nous deux minutes et cherchons des qualités à ce navet de film. Il nous donne un vague apercu des batailles du 18eme siècle et il ressort de certaines scènes un certain réalisme. Et Mel Gibson nous offre une prestation assez correcte. Voilà voilà. C’est tout pour les qualités (la concentration fût pourtant extrême).

Cependant « The Patriot » cumule les défauts. Il ne fait preuve d’aucun respect des faits historiques en faisant reposer l’indépendance de l’Amerique sur la rébellion de trois pauvres pèlerins. Il utilise des procédés déconcertants pour faire verser la petite larme au spectateur (sans y arriver) : musique mielleuse, personnages ridiculement stéréotypés, scénario facile qui se contente de sortir des idées du placard, et sentimentalisme primaire déconcertant. Décidément, R. Emmerich est au bas de l’échelle des réalisateurs. Encore une fois, il nous livre un produit réchauffé dont le seul objectif est de faire de l’argent. On se répète mais c’est tellement vrai.

Les films historiques de 2h30 sont souvent de belles fresques. Celui-ci est l’exception qui confirme la règle. C’est un film qui dépitera les véritables amateurs de cinéma mais contentera le plus grand nombre. Et, c’est bien ca le pire.

La passion du Christ

La passion du ChristAprès un dernier repas avec ses disciples, Jésus de Nazareth se recueille au Jardin des Oliviers, il prie et subit une nouvelle fois la tentation de Satan. Mais bientôt, il sera mis aux arrêts, trahi par Judas, un des siens. Les pharisiens le livreront aux romains en demandant son exécution pour blasphème. C’est là que le supplice commence.

Après un début assez fidèle, le film bascule assez vite dans une boucherie innommable. Là où l’on aurait pu faire preuve de subtilité, devient un déluge d’hémoglobine. La subtilité n’est pas ce qui étouffe Mel. On aurait bien compris que le prisonnier va déguster, après 3 coups de fouets. Non, il a fallu que la caméra s’attarde sur chaque coup, rendant l’humanité de Jésus encore moins crédible. Et puis quand il y’en a plus, il y’en a encore, les vilains dégainent le fouet avec les lames de rasoir, qui ont tôt fait de réduire le Rabbi en charpie, avec giclée de sang et de peau. Et ça ne s’arrête pas de sitôt, puisque ça continue encore et encore, jusqu’au bout, avec ralentis hollywoodien pour faire film d’auteur. Et le film est assez vicieux, puisque c’est entrecoupé de flash-back assez kitsch, donc âme sensible, pas le moyen de savoir quand frappera le prochain marteau ou le prochain fouet. Abject. Il est évident que Mel Gibson a un problème avec la torture et la violence. En témoignent ses différents films de l’Arme Fatale 1 à 4 en passant par Payback, il y’a systématiquement une scène de torture, où le gentil se fait méchamment dérouiller la gueule. Et bien ici, c’est une best of, moins les électrocutions.

Antisémite ? Oui, sans aucun doute, mais par simplisme. Le film brille surtout par son extraordinaire bêtise. Le mot pharisien n’est prononcé qu’une fois dans tout le film, l’œil peu aiguisé et l’être peu connaisseur en Nouveau Testament aura vite fait de simplifier en « juifs ». Quelle crédibilité donner alors à un récit qui identifie clairement trois camps manichéens sans donner de clefs supplémentaires au spectateur. Et ce n’est pas la brève phrase, une des rares choses qui pourrait rattraper le propos dénaturé du Fils de l’Homme, rappelant que Jésus meurt, non pas pour la faute des hommes, mais pour les hommes, pour tous leur péchés. Circonstance aggravante, Pilate, plus qu’un gouverneur dépassé par les événements passe pour un brave type, digne en toute circonstance. Le film va même jusqu’à lui retirer ses phrases de culpabilités, comme pour encore plus charger la barque. Et il y’en a comme ça un paquet. Le chagrin qui pousse Judas à se suicider devient une hallucination grotesque (alors que le film l’avait jusqu’à un certain point bien traité). Mais il est évident que ce genre de «détail » dépasse le spectateur lambda, auquel je conseillerais plutôt de revoir la Passion selon St Matthieu, de Pasolini, ressorti en DVD l’année dernière. Il est d’ailleurs à noter que certains détails de ci, de là, sont modifiés sans doute par la volonté du réalisateur, pour encore plus asséner son message à coup de gourdin dans la figure.

Il est assez révoltant et inquiétant de voir que tout ce qu’inspire le message du Christ à un croyant, cela soit ces deux heures de boucherie. Du cinéma d’abrutis.

Pas un mot

Pas un motLe Docteur Nathan Conrad est un psychatre reconnu. Le matin de Thanksgiving, il s’apperçoit que sa petite fille vient d’être kidnappée.
Les ravisseurs exigent de lui d’aller voir une jeune fille internée en hopital psychatrique, qui détient un mystérieux chiffre.

Derrière un scénario pas trop mal trouvé se trouve un thriller hollywoodien des plus classiques, mais relativement honnête. Le casting plutôt moyen est tout de même ponctué par un Douglas, dans un rôle qu’il affectionne. Famke Jansen est toujours, quant à elle, agréable à voir à l’écran.

Evidemment, le film souffre de certains défauts qui gâche un petit peu le plaisir (ressorts usés du genre, méchants peu charismatiques, enquête parallèle inintéressante…), mais se rattrappe par quelques scènes fortes (notamment celles en hopital…) et un
rythme assez bon qui nous fait accrocher au film. La fin traine par contre en longueur et semble avoir été rafistolée et rallongée pour tenir le temps prévu.

L’ambiance assez habituelle dans ce genre de film est plutôt bien menée, réussissant à nous plonger dans une histoire plutôt bien menée. La contre enquête, classique des classiques du thriller, est quant à elle inintéressante au possible et coupe le rythme. Par contre les scènes avec Douglas, surtout celles où il intervient en tant que psychiatre, sont plutot agréables.

Ne boudons cependant pas notre plaisir, Pas un mot est un petit film agréable, dans la moyenne, mais pas rébarbatif. Et puis Michael Douglas vaut la peine d’être vu.

Parle avec elle

Parle avec elleBenigno et Marco sont au chevet de leur petites amies respectives, tombées dans le coma pour différentes raisons. Une amitié débute…

Dans son nouveau film, Almodovar a su trouver un équilibre entre sa loufoquerie habituelle et une réelle authenticité.

C’est toujours le même fond d’obsessions. Les femmes androgynes, les hommes bisexuels; les hôpitaux où s’échangent la mort et la vie lors d’accidents violents, d’accouchements, et de résurrections coups de théâtre. Comme d’habitude, on a du spectacle. Cette fois, les strass et les paillettes sont dans la corrida ! Et comme d’habitude, les images sont à fort impact et très plastiques. Mais cette mise en scène sonne ici parfaitement juste.

En prenant pour cadre un service de réanimation où des femmes sont maintenues artificiellement en vie, Parle avec elle n’aborde pas un des moindres tabous. Il y a quelque chose de franchement monstrueux dans le corps d’Alicia dans le coma qui continue à se développer. Sans parler de Benigno qui prétend aimer ces femmes inanimées, leur parler… Entre le viol de l’intimité et ce respect, difficile de le juger, d’autant que le spectateur se trouve voyeur au premier plan. Ces questions et surtout l’émotion qui les porte donne une ligne directrice à ce film qui manquait aux autres films d’Almodovar.

Dans son ensemble, le film constitue une fresque de femmes en détresse. Leurs différentes histoires se répondent les unes aux autres, ce qui introduit heureusement de l’humour. Le film muet sert par exemple de  » jolie  » ellipse à la scène qui nous aurait probablement rendu Benigno franchement antipathique… De là à parler d’optimisme… peut-être pas. Mais s’il fallait qualifié ce film, ce serait le mot de douceur qui me viendrait spontanément.

A conseiller à ceux qui croyait Almodovar irrécupérable. Ce film devrait laisser des traces autant par ses très belles prises de vue que par l’émotion qu’il dégage.

Un studio vidéo qui numérise vos cassettes

Keepmovie est un laboratoire audio-vidéo et multimédia français spécialisé dans la numérisation cassette localisé en France. Notre établissement est disponible pour vous tous les jours et offre ses services de transfert de films, de copie de cassettes de minières professionnelles, de toutes formes de montages ou de post-production.

cassettes vidéo

Keepmovie propose les dernières technologies de pointe et de derniers cris sur tous les services de transfert. Elle est citée par tous les clients particuliers et professionnels ces derniers temps. La maison est spécialisée pour des créations sur les petits formats. À se faire, elle est équipée des appareils sophistiqués et spécialisés pour faire les traitements de tous les films existants, dans un niveau de haute qualité allant du DVD jusqu’à la très haute résolution comme le 4K, pour ainsi dire la résolution qu’utilisent les grands blockbusters américains pour ces genres de traitement. C’est-à-dire, leur prestation applique les meilleures technologies dans le but de satisfaire ses clients. Pour parfaire une numérisation, les prestations suivantes sont inclues dans les travaux. Au-début, on fait le nettoyage complet de chaque film avec embobinage et rembobinage avec l’utilisation d’une solution spéciale pour la préservation et la protection de la qualité du film. Ensuite, on fait la vérification des collures. Après vient la numérisation proprement dite, sous la surveillance d’un opérateur qualifié en télécinéma. Cette numérisation est faite sur stations de captures vidéo professionnelles. Des corrections d’exposition des images sont faites en temps réels dans le but d’obtenir les meilleures images du film. Après la numérisation, on applique la phase de colorimétrie dite étalonnage pour la restauration des couleurs du film. Les insertions de commentaires et des repères suivants les indications du client. Le film sera numérisé sur DVD de haute qualité.

Papa

PapaLouis et son père, voyagent en voiture et tentent de se retrouver après un drame familial.

En signant un film tel que ‘Papa’, Maurice Barthélemy (des Robins des bois) prend vraiment à contre-pied les spectateurs qui n’attendaient pas de lui un film si mélancolique et si naturel. En effet, le trublion était plutôt connu pour une certaine exubérance qui avait fait le succès de la troupe d’A peu près Alexandre Dumas.

Pour ce road movie, Barthélemy a sans doute fait le meilleur choix possible, en confiant le rôle de son Papa à Alain Chabat. S’ils se connaissent bien pour avoir déjà collaboré ensemble (‘RRRrrrr’, ‘Asterix’…), Barthélemy laisse à l’ex-nul une certaine liberté qui lui permet un naturel assez saisissant. Car, malgré un scenario assez minimaliste, le film existe grâce à ses acteurs et cette complicité entre le père et le fils.

Schématisant un peu le père-enfant, Chabat semble se delecter de parler, quasiment d’égal à égal avec son fils. On voit ainsi un personnage tantot protecteur, tantot copain, mais toujours sensible et juste. L’acteur ajoute à son registe pas mal d’émotion que ne lui connaissait pas vraiment et étonne vraiment par son aisance à changer de registre.

L’autre atout du film, c’est sa construction très pudique, permettant aux spectateurs de bien s’imprégner des personnages tout en découvrant leur histoire. Intelligemment monté, le puzzle se forme petit à petit et donne au personnage du père toute son envergure.

Sensible et plutôt fin, Barthélémy signe avec ‘Papa’ un film-personnage certes imparfait (notamment au niveau du rythme et de certains dialogues), mais assez touchant. Chabat confirme qu’il est souvent sous-utilisé et porte le film à bout de bras. Une belle découverte, même si ça n’en fait pas le film de l’année.

Panic Room

Panic RoomMeg et sa fille Sarah, viennent d’emmenager dans un énorme appartement en plein New York. Au milieu de cet apartement se trouve une chambre blindée, sorte de coffre fort a dimension humaine.
Dès la première nuit, 3 hommes rentrent par effraction chez elles et tentent de fracturer le coffre alors qu’elles sont à l’intérieur.

Avec un passé de réalisateur de clips, Fincher ne s’était pas attiré la sympathie de tous le monde avec ses premiers films, son passé ne l’aidant pas. Pourtant, force est de constater qu’il fait parti des réalisateurs les plus étonnants de la fin des années 90, puisqu’il nous assène un thriller au style inimitable (Se7en) et nous cloue par terre avec un pamphlet sociologique ultra musclé (Fight Club). Pour le coup, on attend le réalisateur au tournant, tant il nous a surpris et enthousiasmé.

A travers cette sorte de figure imposée hollywoodienne, Fincher s’en sort plutôt bien. La gestion de l’espace et la photo rappellent parfaitement l’ambiance de ces précédents films. L’image suintante et la photographie sombre font penser à ‘Fight Club’ (on se souvient des plans de la maison notamment, même si les couleurs sont ici plus froides) et nous mettent parfaitement dans la situation de Jodie Foster qui arrive dans son nouvel appartement et qui perd ses repères.

Le scénario part sur une idée saugrenue de pièce coffre fort, qui finalement a toujours été un fantasme américain. Ce genre de caverne anti atomique nous étonne ici par son placement dans un appartement en pleine ville et va devenir, comme son titre l’indique, le lieu central du film.
Evidemment, Fincher se retrouve parfois un peu bloqué mais s’en tire généralement très bien. Le scénario de Koepp (a qui on doit, entre autres, ‘Hypnose’, ‘Snake Eyes’ et ‘Spider Man’) joue sur des cordes un peu usées, mais les nombreuses astuces font passer la pillule sans soucis.
Un travail facilité par un binome efficace interprété par Jodie Foster (qui continue son rôle de femme forte) et Forest Withaker (excellent, comme d’habitude).
Ce thriller nous offre ainsi de bons passages et une réalisation de premier ordre, même si le choc est moins grand que pour les films sus-cités.

Les craintes que l’on pouvait attendre d’un tel scénario se sont malheureusement révélées fondées. L’idée de départ apparaît très vite trop simpliste pou offrir de véritables sensations fortes au spectateur : la mère et la fille enfermées dans une pièce blindée d’un côté, les méchants particulièrement grotesques faisant les 100 pas à l’extérieur, et pas grand chose de plus… On est bien loin des scénarios à rebondissements auquel nous avez habitué Fincher.

Le réalisateur nous offre bien quelques travellings amusants, mais c’est bien insuffisant pour nous faire oublier les conversations sans intérêt des trois cambrioleurs (dont l’un, particulièrement irritant, aurait mieux fait de jouer dans « Maman, j’ai raté l’avion »). Le scénario fait d’ailleurs preuve d’un manque total de réalisme tant du point des scènes d’action que du maigre scénario et l’un des principaux défauts de « Panic Room » est bel et bien de proposer une histoire au service des scènes de tension et non l’inverse. Au point que cela en devient presque risible tant les procédés utilisés pour générer cette tension (lorsqu’il ne s’agit pas de pure violence) sont convenus et prévisibles.

Alors pour passer le temps, on se concentre sur la jolie photographie du film qui met particulièrement bien en valeur la résidence. Les personnages semblent errer dans cette immense maison comme des souris prises au piège, ce qui créée un joli contraste avec le sentiment de claustrophobie qu’inspire le refuge blindé.

Mais le scénario sous-emploie malheureusement considérablement le potentiel de ce manoir qui aurait dû réserver davantage de surprises. Les scènes d’action, elles, se suivent et se ressemblent, et on finit par trouver le temps long…

Le pacte des Loups

Le pacte des LoupsEn 1766, le Gevaudan (l’actuelle Lozère) est terrorisé par une bête qui tue des innocents. Alors que la France entière se fait echo de cette histoire, Paris envoie Grégoire de Fronsac, afin d’identifier la bête et de la ramener, le cas échéant.

Des loups très attendus

On attendait Christophe Gans au tournant… bénéficiant d’un très gros budget (il faudra 6 millions de spectateurs pour être rentable) et d’un raz de marée médiatique, « Le Pacte des loups » est sans aucun doute un des gros événements cinématographiques hexagonaux.
On ne peut que s’enthousiasmer de voir que des risques soient pris surtout quand le resultat s’annonce plutot original : un film d’époque, avec une histoire peu connue et des acteurs montants.

Quand Louis XV rencontre Matrix

Christophe Gans l’avait annoncé, il voulait faire un film d’époque moderne; ce passionné du cinéma ne s’est donc pas gêné et s’est fait vraiment plaisir. Il mêle ainsi beaucoup de genres différents avec une certaine maestria et une image très très léchée. Les effets très ‘à la mode’ sont (un peu trop) présents : ralenti-acceléré s’enchaînent très fréquemment. Ces effets peuvent choquer dans un film d’époque, mais une fois dedans, ça passe à peu près. Les enchaînements entre les scènes sont, eux, très souvent réussis.

Mélangeant donc mythologie, baston, action, aventure, le pacte est très marqué visuellement. De très belles images défilent donc pendant plus de 2h20. Encore une fois, le mélange des genres va sans doute en choquer. Mais tout est fait dans l’esprit et avec une bonne volonté flagrante. L’abus de combat « Matrix » est sans doute condamnable, mais le plaisir est bien au rendez-vous. L’impasse sera donc faite, notamment sur le dernier combat, plus proche d’un Mortal Kombat que du reste du long métrage.

Le casting, plutôt impressionnant s’avère totalement à propos. Samuel Le Bihan (Jet Set, Total Western) confirme le bien que l’on pensait de lui. Le couple Vincent Cassel et Monica Bellucci est fidèle à lui même. La meilleure surprise vient de Emilie Dequenne très à l’aise en bourgeoise provinciale. Enfin, le rôle de l’indien, Mani, est subtilement interprété par Mark Dacascos.

Tous ces personnages sont mêlés à une histoire plutôt complexe et qui aborde beaucoup de sujets (pas toujours assez en profondeur) mais qui reste toujours autour de cette bête, personnage central du film que l’on n’appercoit finalement que très peu.

Le pacte des loups ne va donc pas plaire à tout le monde. Il possède malgré tout de nombreuses qualités, autant du point de vue de la mise en scène très spectaculaire, que de l’histoire, mais le mélange des genres peut faire un peu desordre.
Les amateurs prendront le plaisir là où il est. Et il est bel et bien présent dans ce « Pacte des loups », qui sera un incontournable de ce début d’année.

1764 , un chevalier naturaliste accompagné d’un indien expert en arts martiaux est envoyé par la cour de Versailles pour tenter de découvrir et de ramener la créature qui sème la terreur dans le territoire du Gévaudan . Mais les dangers qu’ils rencontreront ne proviendront pas de la seule bête.

Christophe Gans a tenté un pari osé en faisant rencontrer deux univers que tout oppose : le film historique français traditionnel et la machinerie moderne hollywoodienne avec son cortège d’effets spéciaux et ses travers habituels. Mais le résultat est assez mitigé ! Pendant une grande partie du film on apprécie le mélange des genres car aucune véritable exagération n’a lieu ni dans le jeu des acteurs , ni dans la mise en scène.
Les dialogues et les situations sont souvent drôles – la simple apparition de Jean Yann suffit à faire sourire- et les effets spéciaux servent parfaitement l’action , sans trop en faire : vues et paysages magnifiques avec une utilisation de ralentis et d’accélérations pertinents et efficaces.

Pourtant curieusement on a le sentiment qu’il manque quelque chose et que le film ne décolle pas jusqu’à la dernière partie où tout sombre dans le grotesque ! L’action commence à primer l’intrigue , les dialogues deviennent plats voire ridicules (« tout fantôme que tu es , je te couperai en deux !») et les personnages totalement parodiques : l’indien décide de s’habiller en indien -avant que le héros n’en fasse de même !- pour traquer la bête ,sans oublier de se maquiller et de dénouer ses cheveux devant une caméra subjuguée (sans doute parce qu’il le vaut bien !).

Les emprunts scéniques ne sont pas que publicitaires car on perçoit des références aux plus mauvais films de série B : Mortal Kombat pour les bagarres et les armes, Relic pour la créature ; mais aussi à des films de qualité comme Brave Heart (Mel Gibson a t-il son nom au générique ?), Titanic (mais cette fois ce n’est pas le bateau qui coule ) ou même Roméo et Juliette (décidemment Di Caprio est la vraie star de ce film !). Un mélange des genres particulièrement mal venu mais non voulu cette fois.

Ce film à l’excellent casting (Vincent Cassel , Jean Yann ,Monica Bellucci , Mark Dacascos.), et dans son ensemble agréable à suivre, est néanmoins véritablement gâché par la tournure qu’il prend dans sa longue dernière ligne droite, et à la vue de l’attente qu’il suscitait , c’est impardonnable.

Il y a des films que l’on a spontanément envie d’aimer, dont on attend avec impatience les premières images. Le Pacte des Loups fait partie de ceux-là. Il s’agit tout de même du grand retour du cinéma français : le film dispose d’un casting impeccable (Samuel Le Bihan, Vincent Cassel,Monica Bellucci et Mark Dacascos) qui est plongé dans des paysages d’une envoûtante beauté et il nous éblouit par des effets spéciaux derniers cris. En clair, le film réunit toutes les clés de la réussite et le réalisateur, Christophe Gans, semble parfaitement maîtriser son sujet.

Cependant, quelque chose cloche dans l’affaire. Le scénario est riche, trop riche même. Malgré les nombreuses idées, le film tend a devenir tortueux et on se perd un peu dans le déroulement de l’épopée de Grégoire de Fronsac (S.Le Bihan) et de son fidèle Indien Mani (M.Dacascos) venus au pays du Gévaudan sur demande du roi Louis XV pour traquer la bête – un gros loup dit-on – qui dévaste le pays. Ensuite, Le Pacte Des Loups est marqué par le mélange des genres. On se trouve au XVIIIème siècle dans la campagne française avec les costumes d’époque, le savoir parler… et puis on bascule dans le style fantastique rythmé par des effets spéciaux du genre “en veux-tu ? en voilà !”, des ralentis sur toutes les scènes de combat trop répétés et qui lassent un poil. Puis, le fait qu’un indien iroquois pratiquant les arts martiaux à cette époque laisse un peu perplexe mais… le film prend toute sa grandeur dans l’ensemble.

Enfin, on est émerveillé par la façon de filmer qui nous immerge totalement dans le récit et par des images d’une esthétique frappante. Les acteurs interprètent leur rôle avec beaucoup de sincérité et d’efficacité. Je retiendrai surtout le rôle de Mani qui est à la fois guerrier et sorcier, mais qui possède l’esprit sage de l’indien et sert de trait d’union entre le côté rationnel de De Fronsac et la superstition que représente la bête du Gévaudan. Un grand moment de cinéma…

L’outremangeur

L'outremangeurSelena, comissaire principal, allie obésité et professionalisme. Lorsqu’il se rend compte qu’Elsa a tué son oncle, il lui propose de se taire contre sa présence à sa table tous les soirs.

Si on peut vraiment rester perplexe sur le travail réalisé sur l’affiche (comme quoi cela a vraiment de l’importance), on pourra toutefois se satisfaire de voir Cantona dans son premier vrai rôle. Interprétant un rôle pas si facile, il s’en tire plutôt bien. Son jeu sobre et renfermé convient tout à fait au personnage, si bien qu’il finit par mettre vraiment mal à l’aise dans certaines scènes à la limite entre le voyeurisme et la compassion. Jamais ridicule, ce ‘Selena’ a bien vite fait de casser tous les doutes que l’on pouvait avoir en imaginant le footballeur en gras double.

Si le pari de Cantona est réussi, on peut par contre être plutôt déçu par le scenario finalement pas très intéressant et par les autres acteurs du film, plutôt transparents. Rachida Brakni qui a constitué une révélation dans Chaos pour certain continue de ne pas convaincre et peine à nous faire éprouver la moindre émotion.
Le duo qui se rapproche parfois de la « belle et la bête » est, du coup, un peu bancal.

Utilisant parfois à tord des procédés éculés (on ne compte plus les flash-backs), cette première oeuvre a des qualités, notamment esthétiques. Jouant de façon intriguante sur les décors et la sensation d’emprisonnement, Binisti arrive parfois à de vrais moments de cinéma.

Cette adaptation de bande-dessinée mérite donc le coup d’oeil, principalement pour un interprète qui fait vivre son personnage. Doté d’un scénario pas très emballant, le film arrive toutefois à retenir son auditoire et finalement offrir un spectacle regardable même si très imparfait.