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Open Water

Open WaterAux Bahamas pour leurs vacances, Susan et Daniel s’inscrivent pour une session de plongée sous-marine. Mais une fois remontés à la surface, plus de trace du bateau qui les a mené jusque là. Et pas l’ombre d’une côte à l’horizon…

Près de 30 ans après la sortie des ‘Dents de la mer’ (Jaws, Spielberg), les requins sont toujours la hantise des vacanciers. ‘Open Water’ perpétue cette crainte innée pour cet animal en nous plongeant, avec ce couple, au milieu de l’océan.

Si l’idée de départ semble intéressante, c’est surtout le traitement qui joue un rôle dans l’efficacité du film. Tout en video et proche des acteurs, l’approche du réalisateur était clairement de nous faire vivre au plus proche la situation, de façon quasi suffocante. On pourra penser au ‘Projet Blair Witch’ qui avait, à ce niveau là, innové en la matière.

Cependant, ‘Open Water’, malgré ses 79 minutes, arrive à lasser son spectateur. Le manque d’action et la faible évolution des situations incitent donc à sortir parfois du film. Perdant ainsi son effet, le film pêche par manque de rythme et par un scenario qui n’aura pas su trouver dans son idée de base intéressante toute la richesse pour créer un vrai film.

Adapté d’un fait réel, nous précise le film, l’intérêt du film va se jouer assez vite dans l’évolution du couple et, là encore, le film aurait gagné à être interprété avec un peu plus de justesse et d’émotion. Si bien qu’on ne s’accroche pas vraiment à ce couple dont le sort n’inquiète, à vrai dire, pas grand monde.

Petit budget audacieux, de par son concept, ‘Open Water’ a du mal à trouver ses marques et à nous faire frissonner. Malgré des requins dans tous les sens, ce couple ne nous transporte pas complètement dans leur situation. Reste certaines scènes relativement efficaces qui dissuaderont peut-être certains plongeurs hésitants.

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Ong Bak

Ong BakTing, habitant d’un petit village thaïlandais, se voit devenir le heros du hameau en acceptant de partir à Bangkok pour récuperer la tête du Buddah qui vient d’être volée.

Alors que le cinéma thaïlandais n’est pas celui qui s’exporte le mieux ces temps-ci (le HK et japonais étant beaucoup plus à la mode), on peut se satisfaire de pouvoir avoir accès à ce petit bijoux de film d’action asiatique.

Malgré un scenario extrêmement simple, on arrive bien vite dans le vif du sujet et on enchaine finalement ce qu’on est venu voir : de l’action !
Réalisé sans corde, ni 3d, l’acteur thaïlandais Tony Jaa fait des prouesses aussi bien dans les scènes de combat que dans les poursuites. Là où ‘Ong Bak’ a fait sa réputation, c’est sur la violence énorme de ses scènes de combat. Les exécutions ont l’air si réelles qu’on se demande vraiment comment les cascadeurs ont pu s’en sortir indemnes. Les coups de genoux sautés à hauteurs de tête, coups de coudes et de pieds ont l’air si naturels qu’on a l’impression qu’ils sont portés à pleine puissance. La musculature sèche et tout en agilité impressionne.
Les scènes de poursuites mettront quant à elles, l’agilité du comédien à l’épreuve, multipliant les acrobaties comme un Jackie Chan de la meilleure époque. On est sidéré de le voir se faufiler dans des endroits inaccessibles sans corde. On notera également une scène de poursuite de pouss-pouss assez mémorable.

Mais à l’inverse de ce qu’on pouvait craindre, la réalisation du film est plutôt impressionnante. Une très belle photo et une bande originale plaisante font du film un must en matière de cinéma d’action. La réputation du film n’était donc pas trompeuse… ‘Ong Bak’ est LE film de combat de cette année et renvoit Jet Li période occidentale à ses entraînements.

Ocean’s Twelve

Ocean's TwelveTrois ans après le braquage du casino Bellagio, Terry Benedict décide de mettre tout en oeuvre pour récupérer son argent. Sous menace, le groupe de braqueurs d’Ocean doit maintenant récupérer l’argent et le rendre dans un délai plutôt court.

Soderbergh se remet donc derrière la caméra pour cette suite, qui ne s’imposait pas vraiment. 3 ans après le remake, la Dream Team est donc de retour, enrichie de quelques nouvelles têtes, pour une aventure originale.

A défaut d’avoir un vrai script qui tienne la route, ‘Ocean’s Twelve’ repose d’abord sur un casting ultra impressionnant. George Clooney, Brad Pitt, Catherine Zeta-Jones, Julia Roberts, Matt Damon, Andy Garcia, Don Cheadle… La liste est longue et ferait palir n’importe quel producteur hollywoodien.
Le français Vincent Cassel est également de la partie et apporte la touche européenne pour faire plus local.

Mais à trop ajouter les talents, on se demande parfois si l’on y perd pas dans la performance. La plupart des ‘twelve’ ont en effet assez peu de temps de parole et leurs personnages n’ont pas vraiment le temps d’exister. De même l’histoire, pas vraiment convaincante tend à se compliquer sans raison apparente, et surtout n’arrive pas vraiment à mettre en danger ses personnages.
A l’opposé, une véritable bonne humeur se dégage du film et s’avère assez communicative. Le film tourne donc un peu autour de ces petits échanges, presque sitcom-esques, mais diablement savoureux.

Visuellement, c’est évidemment très réussi… Soderbergh n’est pas devenu manchot et se fait plaisir à filmer son équipe de braqueurs lookés et plutôt classes. Cependant, on se demande un peu où le réalisateur veut en venir, tant le film manque de pics et de nerf.

‘Ocean’s Twelve’ donne donc cette impression de détente permanente et de sourires en coin complices. La cool attitude semble être le mot d’ordre et rompt un peu les standards hollywoodiens en la matière.
Cela n’en fait pas pour autant un bon film, mais il devient du coup assez agréable et relativement frais.